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Le cadre de vie
Pourquoi vivre à Plogoff ? Une grande question !!!! Certains ont la réponse :
A cette question, chacun a sa réponse. La personnalité de chacun fait qu'il a choisit de vivre ici, à moins que ce ne soit le fait de vivre ici qui forge une personnalité ? A vivre au bout du monde, sur une sorte de presqu'île, on finit par avoir un caractère bien trempé. Il est évident que vivre à Plogoff, n'est pas comme vivre à Quimper ou à Paris ! Pour certains, la question serait plutôt : pourquoi vivre ailleurs qu'à Plogoff ?
Thierry C.
Théorie du nouveau monde…
La fin de la terre « finistère », le bout du monde, « penn ar bed », le trou de l’enfer « tal ifern »…
Et si Plogoff et sa presque-presqu’île n’étaient en fait que le commencement de la terre, le début d’un monde, une porte ouverte sur le paradis…simple histoire de point de vue …ou de rhétorique !
Et le gros caillou au bout, croyez vous qu’il attire autant de monde simplement pour sa nature géologique ? Ces milliers de visiteurs seraient-ils tous fous pour faire tant de kilomètres dans le simple but de voir un bout de granit planté au milieu de la mer ?
Et pourquoi les gens d’ici parlent de « la mer » et jamais de « l’océan » atlantique comme il se nomme officiellement ? La mer ne serait elle pas un peu leur « mère », d’où cette appellation usurpée et que chacun revendique haut et fort…
Et cette Pointe du Raz, battue par les vents, les marées et usée par l’érosion, ne voit elle pas une végétation s’y attacher, s’y développer ? La nature s’adapte aux conditions les plus extrêmes, elle s’enracine, se modifie, crée de nouvelles espèces, plus résistantes, elle s’y développe.
Et bien pour les plogoffistes, c’est pareil !
Ils n’ont que faire de la « douceur de vivre », cet odieux concept marketing qui consiste -au mieux- à encadrer et maîtriser les migrations de population, et -au pire- à faire rêver les gens à un monde « meilleur » qui n’existe pas.
Ici c’est un pays de tempérament, de fougue, de caractère mais surtout un pays d’énergie. Ce début d’un autre monde et cette énergie originelle font de Plogoff un lieu unique, et c’est pour cela que ses habitants s’y sentent bien. Ce pays est une promesse, un commencement, et il s’en dégage un immense sentiment de liberté.
Plogoff n’est la fin de rien, mais au contraire, un passage vers autre chose.
C’est cela que les visiteurs curieux viennent respirer et sentir ici, et rien d’autre.
Sophie.
Quand on est venus s'installer à Plogoff, certains de nos amis nous ont dit : « mais vous allez vivre ici tout le temps ? Ca va être super dur pendant l'hiver ! » Et bien, non. Si on a choisit Plogoff, c'est que vivre dans le calme ne nous dérange pas ! On est même là pour ça ! En arrivant de Brest, il n'était pas simple de se loger dans le Cap, et je suis très contente d'être venue vivre dans la maison de mes grands parents. On y est bien mieux que dans cette grande ville toute grise !
Et puis l'accueil des gens de la rue a vraiment été formidable. Ils connaissaient ma mère et ma famille en général. C'est toujours plus facile d'être « la fille de ... » et « la petite fille de ... » pour s'intégrer et rencontrer les gens. Et puis, quand on se promène ou qu'on va chercher le pain au bourg, c'est souvent l'occasion de rencontrer des gens qu'on connaît, de discuter un peu, d'avoir des nouvelles. Rien à voir avec le côté « seul au milieu de la foule » qu'on trouve dans les grandes villes, où on ne connaît personne quand on se balade où qu'on fait les courses. Et où on ne connaît même pas les voisins !
Et puis n'oublions pas la qualité et le cadre de vie exceptionnels : pas de pollution, des balades à couper le souffle... On n'est pas bien, là ???
Michel.
C’était le 29 octobre, je rentrais la voiture et décidais de me rendre à la Baie des Trépassés. Ce n’est pas bien loin, à peu près 2 km par la route. Il fait nuit.
J’arrive à la Baie, il n’y a personne à cette heure, et seules les lumières de l’hôtel semblent donner vie à ce lieu. Me voilà sur la plage, je marche dans l’obscurité complète. Sur la falaise, là haut je vois les signaux du sémaphore qui annoncent le mauvais temps. Encore un coup de vent de suroît. La visibilité est très bonne, je distingue les feux de la Plate, celui du phare de le Vieille, peu visible de la Baie et Tévennec face à moi. Dans le lointain le phare de l’île de Sein et plus loin encore celui d’Armen. La mer est presque haute et comme je suis sur la plage et donc plus bas que le niveau de l’océan, je ne peux voir le feu du phare d’Ouessant. Je ne vois que son balai sur l’horizon. Il a un léger vent et je trouve ce moment fabuleux. Ce n’est que mon passé de marin et de gardien de phare qui me fait aimer et retenir ce moment là. Tout ceci est un sentiment personnel mais il n’y a qu’ici que l’on peut savourer de moments pareils. Quand je naviguais au long cours, et revenant de voyages lointains, je me faisais réveiller la nuit pour voir le phare du Créac’h d’Ouessant.
Je décide de rentrer et seulement cinq petites minutes après je retrouve ma maison et son feu de cheminée. Me voilà à la maison bien au chaud, conscient d’avoir connu un bon moment et d’avoir toujours la chance de vivre dans mon village.k
Marie-Jo.
Pourquoi vivre à Plogoff ?
Tout d'abord, c'est parce qu'on y est nés, qu'on y a trouvé du travail et qu'il y a des paysages magnifiques qui nous manqueraient si on habitait ailleurs. Même si des fois, on mettrait bien les voiles (météo oblige), je crois qu'on ne se rend pas bien compte de la chance que nous avons de pouvoir sortir de chez nous sans être harcelés de coups de klaxon et de s'énerver à chercher une place de parking pour s'acheter un morceau de pain. Pourquoi habiter ici : tout simplement parce qu'on y est bien.
Jackie.
Loin des sentiers battus.........
Au sud de la baie des Trépassés où la houle elle même cherche à nous entraîner vers les légendes se trouve le petit étang de Laoual où selon une autre tradition se cache la ville d’Ys.
Non loin le petit village de Lescoff avec ses petites maisons du bout du monde. Sa petite chapelle SAINT MICHEL, et le port de BESTRE au sud ouest n'est guère plus grand qu'une crique mais c'est dans ce port que l'on embarquait pour ILE DE SEIN autrefois, la traversée d'une douzaine de kilomètres durait environ 1heure .On embarque aujourd'hui à Audierne.
Les balades sur les sentiers de Plogoff sont des moments inoubliables………c’est ça la chance de vivre à Plogoff.
Corinne.
PLOGOFF, hasard ou choix de vie, en fin de compte tout bien réfléchi les deux ou ni l'un ni l'autre; une destinée écrite, je pense. J'y suis d'abord venue pour des raisons professionnelles il y a 16 ans (et oui il n'y a pas que des retraités dans cette charmante commune du bout du monde.)
Tous les jours je côtoie ses habitants riches de cœur, de valeurs, de spontanéité, et c'est en partie grâce à eux que je me plais autant ici. Ils savent avec naturel apprécier les petits moments de bonheur tout simplement. J’aime écouter les plus anciens (avec leur façon de rouler les R), discuter en breton entre eux (même si je ne les comprends pas...), j'aime les entendre parler de leur passé, de leurs parties de pêche, ou simplement de leur potager. La seule fierté que l'on ressent ici, c'est celle que les gens ont pour leur commune, celle pour laquelle ils se sont solidairement défendus, pour qu'aujourd'hui nous ayons cette qualité de vie !
Cambry 1749-1807
Là, sur ce rocher sauvage, quand le soleil plonge à l’Occident, lorsque la mer s’élève, gronde, annonce une tempête: esprits sublimes, philosophes profonds, âmes fortes et mélancoliques, poètes exaltés, venez méditer en silence ».
Anatole France 1844-1924
Ici, sur le promontoire qui s’avance entre deux côtes semées d’écueils, finit la terre. Au bout de l’étroit sentier dans lequel nous nous engageons, la mer déferle, et déjà l’embrun nous enveloppe.
Devant nous, l’océan où le soleil se couche dans un lit de flammes, étend au loin la nappe magnifique de ses eaux, que déchirent ça et là les rochers noirs, fleuris d’écume, et sur laquelle l’Île de Sein, sombre et basse, dort au ras des lames…
Thierry C.
Théorie du nouveau monde…
La fin de la terre « finistère », le bout du monde, « penn ar bed », le trou de l’enfer « tal ifern »…
Et si Plogoff et sa presque-presqu’île n’étaient en fait que le commencement de la terre, le début d’un monde, une porte ouverte sur le paradis…simple histoire de point de vue …ou de rhétorique !
Et le gros caillou au bout, croyez vous qu’il attire autant de monde simplement pour sa nature géologique ? Ces milliers de visiteurs seraient-ils tous fous pour faire tant de kilomètres dans le simple but de voir un bout de granit planté au milieu de la mer ?
Et pourquoi les gens d’ici parlent de « la mer » et jamais de « l’océan » atlantique comme il se nomme officiellement ? La mer ne serait elle pas un peu leur « mère », d’où cette appellation usurpée et que chacun revendique haut et fort…
Et cette Pointe du Raz, battue par les vents, les marées et usée par l’érosion, ne voit elle pas une végétation s’y attacher, s’y développer ? La nature s’adapte aux conditions les plus extrêmes, elle s’enracine, se modifie, crée de nouvelles espèces, plus résistantes, elle s’y développe.
Et bien pour les plogoffistes, c’est pareil !
Ils n’ont que faire de la « douceur de vivre », cet odieux concept marketing qui consiste -au mieux- à encadrer et maîtriser les migrations de population, et -au pire- à faire rêver les gens à un monde « meilleur » qui n’existe pas.
Ici c’est un pays de tempérament, de fougue, de caractère mais surtout un pays d’énergie. Ce début d’un autre monde et cette énergie originelle font de Plogoff un lieu unique, et c’est pour cela que ses habitants s’y sentent bien. Ce pays est une promesse, un commencement, et il s’en dégage un immense sentiment de liberté.
Plogoff n’est la fin de rien, mais au contraire, un passage vers autre chose.
C’est cela que les visiteurs curieux viennent respirer et sentir ici, et rien d’autre.
Sophie.
Quand on est venus s'installer à Plogoff, certains de nos amis nous ont dit : « mais vous allez vivre ici tout le temps ? Ca va être super dur pendant l'hiver ! » Et bien, non. Si on a choisit Plogoff, c'est que vivre dans le calme ne nous dérange pas ! On est même là pour ça ! En arrivant de Brest, il n'était pas simple de se loger dans le Cap, et je suis très contente d'être venue vivre dans la maison de mes grands parents. On y est bien mieux que dans cette grande ville toute grise !
Et puis l'accueil des gens de la rue a vraiment été formidable. Ils connaissaient ma mère et ma famille en général. C'est toujours plus facile d'être « la fille de ... » et « la petite fille de ... » pour s'intégrer et rencontrer les gens. Et puis, quand on se promène ou qu'on va chercher le pain au bourg, c'est souvent l'occasion de rencontrer des gens qu'on connaît, de discuter un peu, d'avoir des nouvelles. Rien à voir avec le côté « seul au milieu de la foule » qu'on trouve dans les grandes villes, où on ne connaît personne quand on se balade où qu'on fait les courses. Et où on ne connaît même pas les voisins !
Et puis n'oublions pas la qualité et le cadre de vie exceptionnels : pas de pollution, des balades à couper le souffle... On n'est pas bien, là ???
Michel.
C’était le 29 octobre, je rentrais la voiture et décidais de me rendre à la Baie des Trépassés. Ce n’est pas bien loin, à peu près 2 km par la route. Il fait nuit.
J’arrive à la Baie, il n’y a personne à cette heure, et seules les lumières de l’hôtel semblent donner vie à ce lieu. Me voilà sur la plage, je marche dans l’obscurité complète. Sur la falaise, là haut je vois les signaux du sémaphore qui annoncent le mauvais temps. Encore un coup de vent de suroît. La visibilité est très bonne, je distingue les feux de la Plate, celui du phare de le Vieille, peu visible de la Baie et Tévennec face à moi. Dans le lointain le phare de l’île de Sein et plus loin encore celui d’Armen. La mer est presque haute et comme je suis sur la plage et donc plus bas que le niveau de l’océan, je ne peux voir le feu du phare d’Ouessant. Je ne vois que son balai sur l’horizon. Il a un léger vent et je trouve ce moment fabuleux. Ce n’est que mon passé de marin et de gardien de phare qui me fait aimer et retenir ce moment là. Tout ceci est un sentiment personnel mais il n’y a qu’ici que l’on peut savourer de moments pareils. Quand je naviguais au long cours, et revenant de voyages lointains, je me faisais réveiller la nuit pour voir le phare du Créac’h d’Ouessant.
Je décide de rentrer et seulement cinq petites minutes après je retrouve ma maison et son feu de cheminée. Me voilà à la maison bien au chaud, conscient d’avoir connu un bon moment et d’avoir toujours la chance de vivre dans mon village.k
Marie-Jo.
Pourquoi vivre à Plogoff ?
Tout d'abord, c'est parce qu'on y est nés, qu'on y a trouvé du travail et qu'il y a des paysages magnifiques qui nous manqueraient si on habitait ailleurs. Même si des fois, on mettrait bien les voiles (météo oblige), je crois qu'on ne se rend pas bien compte de la chance que nous avons de pouvoir sortir de chez nous sans être harcelés de coups de klaxon et de s'énerver à chercher une place de parking pour s'acheter un morceau de pain. Pourquoi habiter ici : tout simplement parce qu'on y est bien.
Jackie.
Loin des sentiers battus.........
Au sud de la baie des Trépassés où la houle elle même cherche à nous entraîner vers les légendes se trouve le petit étang de Laoual où selon une autre tradition se cache la ville d’Ys.
Non loin le petit village de Lescoff avec ses petites maisons du bout du monde. Sa petite chapelle SAINT MICHEL, et le port de BESTRE au sud ouest n'est guère plus grand qu'une crique mais c'est dans ce port que l'on embarquait pour ILE DE SEIN autrefois, la traversée d'une douzaine de kilomètres durait environ 1heure .On embarque aujourd'hui à Audierne.
Les balades sur les sentiers de Plogoff sont des moments inoubliables………c’est ça la chance de vivre à Plogoff.
Corinne.
PLOGOFF, hasard ou choix de vie, en fin de compte tout bien réfléchi les deux ou ni l'un ni l'autre; une destinée écrite, je pense. J'y suis d'abord venue pour des raisons professionnelles il y a 16 ans (et oui il n'y a pas que des retraités dans cette charmante commune du bout du monde.)
Tous les jours je côtoie ses habitants riches de cœur, de valeurs, de spontanéité, et c'est en partie grâce à eux que je me plais autant ici. Ils savent avec naturel apprécier les petits moments de bonheur tout simplement. J’aime écouter les plus anciens (avec leur façon de rouler les R), discuter en breton entre eux (même si je ne les comprends pas...), j'aime les entendre parler de leur passé, de leurs parties de pêche, ou simplement de leur potager. La seule fierté que l'on ressent ici, c'est celle que les gens ont pour leur commune, celle pour laquelle ils se sont solidairement défendus, pour qu'aujourd'hui nous ayons cette qualité de vie !
Cambry 1749-1807
Là, sur ce rocher sauvage, quand le soleil plonge à l’Occident, lorsque la mer s’élève, gronde, annonce une tempête: esprits sublimes, philosophes profonds, âmes fortes et mélancoliques, poètes exaltés, venez méditer en silence ».
Anatole France 1844-1924
Ici, sur le promontoire qui s’avance entre deux côtes semées d’écueils, finit la terre. Au bout de l’étroit sentier dans lequel nous nous engageons, la mer déferle, et déjà l’embrun nous enveloppe.
Devant nous, l’océan où le soleil se couche dans un lit de flammes, étend au loin la nappe magnifique de ses eaux, que déchirent ça et là les rochers noirs, fleuris d’écume, et sur laquelle l’Île de Sein, sombre et basse, dort au ras des lames…